"Il n’y a pas eu de baisse de l’appétence pour la formation" du fait de la réforme

Les entreprises ont consacré, en France, 3,5 % de leur masse salariale à la formation professionnelle de leurs salariés en 2014, selon les chiffres communiqués, lundi 6 juillet 2015. Un investissement qui devrait, une fois toutes les données consolidées, être similaire à celui constaté les années précédentes (autour de 4 %). L’impact positif qu’ont eu les dernières mesures d’assouplissement prises par les pouvoirs publics et les partenaires sociaux, en particulier pour relancer les périodes de professionnalisation. Alors que les règles de financement de la formation professionnelle ont changé avec la loi du 5 mars 2014, "nous n’avons pas senti de baisse de l’appétence formation", à l’occasion d’une conférence de presse organisée par l’organisation d’employeurs, lundi 6 juillet 2015, sur l’évolution de l’emploi.

En 2014, il a été ainsi consacré 3,5 % de sa masse salariale à la formation professionnelle, ce qui illustre un investissement important en faveur de la qualification et de l’évolution professionnelle des collaborateurs.

REPRISE DES PÉRIODES DE PROFESSIONNALISATION

Les deux années précédentes, l’investissement formation était de 4 % de la masse salariale. On estime que la différence avec les données enregistrées en 2014 est liée au fait que, pour cette dernière année, les chiffres sont encore "provisoires". Une fois toutes les données consolidées, nous devrions être proches des 4 % de la masse salariale traditionnellement consacrés à la formation professionnelle. Il considère d’ailleurs que les seules formations obligatoires auxquelles sont soumises les entreprises garantissent un niveau d’investissement dans la formation élevé.

Toutefois, la mise en œuvre du CPF [compte personnel de formation] est difficile et peut entraîner un ralentissement des entrées en formation. Il faudra certainement attendre 2016 pour que les entreprises comme les salariés puissent tirer tous les bénéfices attendus de ce nouveau dispositif.

Les périodes de professionnalisation redémarrent grâce à ces décisions, constate-t-il avec d’autant plus de satisfaction que ce dispositif est majoritairement utilisé pour des formations "cœur de métier".